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Woodstock


Woodstock, le plus grand festival de l'histoire


« Août 1969 - Août 2019 » : 50ème anniversaire de « Woodstock », rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960, le plus grand festival de l'histoire.  


Le lieu


Bethel (altitude 403 m) fut l'hôte du festival de Woodstock en 1969, sur les terres du fermier « Max Yasgur » (ferme laitière). Cependant, le nom de « Woodstock » persista car il était originellement prévu qu'il se déroule à Woodstock dans le Comté d'Ulster (à 96 km au nord-est de Bethel). La ville de Bethel (2.760 habitants en 1969) est située à 145 km de New-York, dans le Comté de Sullivan (dans les montagnes Catskill, État de New-York). Le festival devait donc initialement se dérouler à Woodstock. Les organisateurs avaient déjà commencé à vendre des billets aux festivaliers lorsque qu'ils se sont vu refuser la permission de le tenir là où ils l’avaient prévu. Le site d'un motel situé à White Lake dans la localité de Bethel, appartenant à un certain Elliot Tiber a été envisagé comme solution de repli, mais fut jugé trop petit pour les organisateurs. Tiber les mit donc en contact avec son ami et voisin Max Yasgur, dont la ferme se situait à environ 4 km à l'ouest du lac.


Le public

Il réunit près de 500 000 jeunes américains, dix fois plus qu'attendu. Ces jeunes gens issus des classes moyennes se qualifient d'hippies : désireux de se libérer des codes sociaux et de vivre leurs rêves, ils sont à la pointe du combat pacifiste contre l'intervention américaine au Vietnam. Leur mot d'ordre, plein de naïve fraîcheur, a été inventé dès 1963 : « Make love, not war » (« Faites l'amour, pas la guerre »).


Une révolution des mœurs portée par la jeunesse

Au départ, les jeunes organisateurs de ce festival souhaitaient réunir les vedettes de la chanson pour une manifestation non-violente et joyeuse contre le président Richard Nixon et la guerre... Ils ne se doutaient sans doute pas que le président des États-Unis avait déjà engagé la désescalade et se disposait à retirer dès que possible ses troupes du Vietnam.


Quelques chiffres


Cet événement historique, culturel et musical s’est déroulé sur 4 jours (au lieu de 3 initialement prévu), les 15, 16, 17 et 18 août (jusqu’au lundi 18 août matin), sur un terrain de 243 ha, avec 500.000 participants (au lieu des 50.000 initialement prévu), 33 concerts, 3 morts, 2 naissances, 1.000.000 de dollars de dettes...  Ce festival a établi un grand nombre de records, tout en définissant les règles pour les festivals de musique des 50 années suivantes. Vers la fin du festival, juste avant le passage de Joe Cocker, le propriétaire du terrain « Max Yasgur » monte sur scène pour prononcer quelques mots : [ La chose importante, c'est que vous avez prouvé au monde qu'un demi-million de jeunes peut se rassembler et avoir trois jours de fête et de musique, et n'avoir rien d'autre que de la fête et de la musique, et que Dieu vous bénisse pour cela ! ]. Le film documentaire réalisé lors de ce festival, permet de revivre l'atmosphère particulière de ces trois jours pendant lesquels les lois régissant le monde extérieur ne sont plus appliquées.


Un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire


Ce qui aurait pu tourner au fiasco par le mélange de drogues et météo désastreuse devient un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire, classé par le magazine « Rolling Stone » parmi les 50 moments qui ont changé l'histoire du rock 'n' roll, apothéose du mouvement hippie. Organisé pour se dérouler du vendredi 15 août au dimanche 17 août 1969 et accueillir 50.000 spectateurs, il en accueille finalement un demi-million, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu'au lundi 18 août 1969 au matin. Le festival accueille les concerts de 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total dix millions de dollars. L'événement a été immortalisé par le film Woodstock de Michael Wadleighn, les photos d'Elliot Landy, l'album tiré du film et enfin la chanson de Joni Mitchell Woodstock qui commémore ces journées et qui est reprise par Crosby, Stills, Nash and Young. Plusieurs morceaux joués durant l'événement deviendront légendaires, comme le « Star Spangled Banner » (hymne des États-Unis) réinterprété par Jimi Hendrix dans un solo de guitare dans lequel il imite des bombardements de B-52 pendant la guerre du Vietnam, le « Soul Sacrifice » de Santana avec un solo épique de batterie par l'un des plus jeunes musiciens du festival, le batteur Michael Shrieve (20 ans), le « Fish Cheer/I-Feel-Like-I'm-Fixing-To-Die-Rag » de Country Joe McDonald avec la phrase légendaire : « Give me a F ! Give me a U ! Give me a C ! Give me a K ! » (Donnez-moi un F ! Donnez-moi un U ! Donnez-moi un C ! Donnez-moi un K !), « I'm Going Home » de Ten Years After, « With a Little Help from My Friends » des Beatles repris par Joe Cocker, l'interprétation de « Tommy » par les Who et « Freedom » chanté par Richie Havens.


Genèse

Le festival est né d'une idée commerciale : Michael Lang (producteur), jeune hippie organisateur du « Miami Pop festival » qui a réuni 100.000 personnes, veut tirer de la recette d'un nouveau festival les fonds suffisants à l'achat de son propre studio d'enregistrement, « Media Sounds ». Aidé de son voisin le chanteur et parolier Artie Kornfeld, alors vice-président de « Capitol Records » (aujourd'hui Laurie Records), il convainc deux jeunes entrepreneurs de la ville de New-York, avec lesquels il fonde « Woodstock Ventures », d'investir avec lui. John Roberts et Joel Rosenman, alors âgés de 24 ans, diffusent dans le « Wall Street Journal » et le « New York Times » l'annonce suivante : « Jeunes hommes avec un capital illimité cherchent des occasions d'investissement intéressantes et des propositions d'affaire ». Au départ, ils veulent créer un studio d'enregistrement dans la région de Bethel, mais l'exemple du « Festival de Monterey » l'année passée leur font entrevoir l'idée d'un festival.

La manifestation doit d'abord avoir lieu à Wallkill, à 50 kilomètres au sud de Woodstock, mais ses habitants refusent que ce festival ait lieu chez eux, malgré le fait que les organisateurs avaient déjà commencé à vendre des billets aux festivaliers.

Le site d'un motel situé à White Lake (2.366 habitants alors) dans la localité de Bethel à 96 km au sud de Woodstock, appartenant à un certain Elliot Tiber a été également envisagé comme solution de repli, mais fut jugé trop petit pour les organisateurs. Elliot Tiber les mit donc en contact avec son ami et voisin Max Yasgur, dont la ferme laitière se situait à environ 4 km à l'ouest du lac. Yasgur leur loue un terrain de 243 ha, pour 50.000 dollars. Les organisateurs s'engagent auprès de l'agriculteur à ne recevoir que 50.000 personnes.

Le festival de Woodstock n'a donc pas lieu à Woodstock situé bien plus loin. Toutefois, l'appellation reste conservée. Le nom complet du festival est « The Woodstock Music and Art Fair » et l'affiche, créée par Arnold Skolnick pour quinze dollars, annonce « 3 Days of Peace & Music ». Le festival doit officiellement se tenir en hommage à Bob Dylan, mais celui-ci étant alors à Bearsville, il refuse et son nom est retiré du haut de l'affiche.

Les billets sont commercialisés, au tarif de dix-huit dollars les trois jours ou sept dollars la journée, chez les marchands de journaux et les disquaires. En un rien de temps, dès l'adresse connue, les hippies envahissent Bethel sous la forte hostilité des habitants. 10.000 watts de sonorisation sont installés sur une immense scène en bois ainsi que 600 sanitaires qui se révéleront bien insuffisants.


Le festival

« Trois jours de paix et de concerts. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur. » : cette publicité ne prévoit ni le nombre de spectateurs évalué à 500.000, ni les embouteillages colossaux qui en découlent, ni la pluie, ni la boue. La programmation en est perturbée : vendredi 15 août « Sha Na Na » doit ouvrir le festival, mais bloqué dans la circulation, le groupe jouera finalement le dimanche matin avant Hendrix. Tim Hardin se voit envisagé un temps mais est trop défoncé. À 17 h00, Richie Havens, arrivé avec l'hélicoptère d'un fermier, débute avec sa Guild ; plus habitué aux quartiers chics new-yorkais, il est effrayé par l'ampleur de l'événement. Le chanteur folk noir américain enchaîne des chansons avec sa guitare sèche et arrive à la fin de son répertoire, mais le groupe suivant n'est toujours pas là. Il improvise alors « Freedom » (liberté) sur un vieil air de gospel et « Sometimes I Feel Like a Motherless Child » (« Parfois, je me sens comme un enfant sans mère ». Cette chanson parle de l'expérience afro-américaine d'être dépouillé d'une langue maternelle, d'une patrie par l'esclavage et le racisme), qui devient un hymne international.                                

À la fin de la première journée (vendredi 15 août), quand les barrières qui délimitent le site sont renversées et les quelques pauvres grillages franchis, les organisateurs décident de rendre l'accès libre et l'annoncent sur NBC, résignés à perdre leurs investissements et bénéfices. La nouvelle se répand, et le nombre de spectateurs est estimé à 200.000 dans la soirée de la 1ère journée : « From now on, this is a free concert ! » (« Désormais, c'est un concert gratuit ! »).

Dès le samedi 16, la radio proclame qu'il ne reste « ni eau, ni nourriture, ni médicaments ». Le téléphone ne fonctionne plus, l'autoroute est coupée et la plupart des routes bloquées ; le gouverneur de New York Nelson Rockefeller décrète la zone sinistrée. Déjà la journée précédente se termine juste avant minuit sous un premier orage, puis la pluie persévère durant la nuit. Outre des tentes, les couchages sont improvisés dans les voitures, sur de simples couvertures ou à-même la boue, alors que certains ne dormiront pas du tout. Les artistes qui ne peuvent accéder au site sont finalement amenés en hélicoptères de l'US Army, également utilisés pour apporter à la foule de l'eau, de la nourriture, des médicaments, mais également une dizaine de médecins bénévoles.

Le « Hog Farm » (communauté hippie de jeunes américains) s'occupe de la restauration, de l'animation et de la sécurité. Les mères juives du Monticello Jewish Community Center (Centre communautaire juif de Monticello), ainsi que des locaux, essayent aussi de donner à manger aux festivaliers.

Beaucoup de grands noms de la scène rock de l'époque sont présents mais « The Beatles » qui sont au travail sur leur album « Abbey Road » (Abbey Road est le onzième album original publié par les Beatles, paru le 12 septembre 1969 en France), « Led Zeppelin », « Jethro Tull » refusèrent les conditions, « The Doors » n'ont pas pu venir à cause du procès de Jim Morrison à Miami, « Iron Butterfly » est bloqué à l'aéroport ; « The Rolling Stones » avec Mick Jagger absent car en tournage de film en Australie, ne participent pas. Les organisateurs avaient écrit à John Lennon, offrant aux Beatles le cachet qu'ils désiraient pour se produire ; la contre-offre de Lennon, lui seul avec son nouveau groupe « Plastic Ono Band », avait été rejetée. Bien qu'ayant été snobé, il trouva Woodstock terriblement excitant : « La foule du festival s'est rassemblée pour fonder une nouvelle église… elle disait : « nous croyons en Dieu, nous croyons en l'espoir et en la vérité ».

Le budget de 10 millions de dollars permet d'avoir une affiche avec les noms prestigieux de l'époque : « The Who » qui jouent pour un cachet relativement mineur de 11.200 dollars, « Joan Baez » enceinte, « Ten Years After », « Crosby », « Stills », « Nash and Young » ou encore « Creedence Clearwater Revival » qui feront une prestation moyenne ; tous les concerts n'ont pas forcément été mémorables ces jours-là.

Pour certains artistes comme « Joe Cocker », « Jimi Hendrix » ou « Carlos Santana », Woodstock est un accélérateur de carrière. Joe Cocker est alors pratiquement inconnu à l'époque mais subjugue tout le monde avec sa reprise des Beatles. Santana n'a pas sorti le moindre disque mais la présence du groupe est imposée par Bill Graham en échange de la venue de « Grateful Dead » et de « Jefferson Airplane ». La new-yorkaise « Melanie Safka », qui n'est même pas sur l'affiche, remplace au pied-levé les Écossais de l'Incredible « String Band » qui ont peur de se faire électrocuter. « Jimi Hendrix », avec son exorbitant cachet de 18.000 dollars et sa guitare Stratocaster écrue, termine le festival à l'aube du lundi 18 août pendant deux heures durant lesquelles il joue, entre autres, la mémorable reprise de l'hymne américain.

Malgré les problèmes techniques, logistiques et organisationnels qui ont perturbé le déroulement du festival, l'histoire retient du point de vue de la sécurité qu'il n'y a eu aucune électrocution (risque redouté par les techniciens en raison de la pluie et de la boue), 5.162 interventions médicales dont 797 liées à la drogue, 2 naissances, 4 fausses couches, et 3 morts (une par overdose, une accidentelle écrasé par un tracteur pendant qu'il dormait et une mort consécutive à une crise d'appendicite), pour un public de 500.000 personnes . L'événement est devenu le « plus grand festival de tous les temps ».


Après le festival

Le festival a été à la fois un des points culminants de la contre-culture des années 1960 et de la culture hippie et la fin du Flower Power.

Dans un premier temps, et en raison du nombre important de personnes qui sont entrées gratuitement (à l'origine, l'entrée était de 6 dollars par jour), le festival fait perdre énormément d'argent à ses organisateurs mais, à la suite des ventes des enregistrements du festival (audio et vidéo), ils deviennent bénéficiaires. En effet, si Woodstock est le point important de la contre-culture et de l'anti-capitalisme pacifiste, les organisateurs ont dû revendre les droits à la Warner pour régler leurs dettes.

« Woodstock est devenu une légende, et est resté aussi présent dans les esprits, c'est bien parce qu'il est non seulement un événement musical, mais aussi un événement historique. »

Le festival est enregistré avec les moyens du bord (une table de mixage 4 pistes et quelques micros) par Eddie Kramer et filmé par 12 cameramen (200 km de pellicule sont tournés au cours de l'événement), donnant lieu à un film documentaire, réalisé en 1970 par Michael Wadleigh assisté de Martin Scorsese, qui participe également au montage. Un album de 4 DVD essaie de montrer entre les scènes de concert, l'organisation, les problèmes posés et l'ambiance de ce festival. Certains morceaux jugés trop médiocres par leurs auteurs ont été réenregistrés plus tard.

Un triple album sort en mai 1970, « Woodstock : Music from the Original Soundtrack and More », réédité en 1994 sur double CD. Un double album, « Woodstock Two », sort un an plus tard, en juillet 1971, réédité lui aussi en 1994 et en double CD. Pour les 25 ans du festival, un quadruple album (en CD) est édité, avec un certain nombre d'inédits.


Quelques anecdotes sur le festival

Woodstock… un festival mythique qui a délié les langues à propos du mouvement hippie, poussant le rock n’ roll et la pensée pacifiste à son paroxysme. Un événement majeur de la musique qui a marqué le dernier siècle et qui résonne encore aujourd’hui, fêtant en 2019 son 50ème anniversaire. Voici quelques anecdotes qui ont façonné la légende.

   ¤ Woodstock n’était pas à Woodstock

Le Festival de Woodstock ne s’est pas déroulé exactement dans la ville américaine du même nom. Pourquoi, direz-vous ? Tout simplement parce que les jeunes organisateurs n’ont pas réussi à trouver de lieu approprié aux alentours de la ville. C’est là que le fermier Max Yasgur a proposé son terrain à Bethel, à une centaine de kilomètres de là, sauvant ainsi le festival un mois avant son commencement !

   ¤ Un peu trop de bouches à nourrir

Disons que, de base, seulement 50.000 festivaliers étaient attendus lors de l’évènement. C’était sans compter sur l’excitation indéniable de la population hippie, qui se rendit en masse dans la petite ville de Bethel. Tellement qu’au lieu de 50.000, le chiffre monta à environ 500.000 festivaliers, soit 10 fois plus de personnes ! Comment dire que c’était une vraie galère de nourrir tout ce beau monde alors que ce n’était pas prévu…

   ¤ L’armée s’est pointée, la fleur au fusil

Le comble, c’est que l’armée américaine est venue en aide au festival ! Alors que la foule était presque exclusivement constituée de pacifistes contre la guerre et la violence, l’armée a joué un rôle capital pour Woodstock, mettant ses hélicoptères à disposition pour déposer de la nourriture, des équipes médicales, et des artistes avant leur performance ! « Ils sont avec nous man, ils ne sont pas contre nous. », voilà ce qui a été annoncé au micro avant l’arrivée du premier hélico.

   ¤ La 3ème plus grande ville de l’Etat de New-York

Pendant ces trois jours intenses, Bethel devint brièvement la 3ème plus grande ville de l’État de New-York. La paisible bourgade, forte de ses 2.760 habitants, a été boostée d’un coup en termes de population grâce au festival. À peine doublée aujourd’hui, du haut de ses 4 362 habitants, la ville bénéficie encore d’une grande influence grâce au « Bethel Woods Center for the Arts » (Centre des arts Bethel Woods), érigé sur l’ancien champ du festival, où de nombreux artistes se produisent aujourd’hui.

   ¤ Le lundi à Woodstock...!

Le festival a pris énormément de retard sur la programmation, si bien que « Jimi Hendrix » ne mit pas les pieds sur scène avant le lundi, à 9h00 du matin. Sauf que, la plupart des 500.000 spectateurs était déjà repartis sur les routes ! Ce ne sont donc que 25.000 festivaliers qui ont pu assister à cette performance mythique du légendaire guitariste, qui reste encore aujourd’hui l'un des plus grands moments des « sixties ».

   ¤ Bison Futé a dû faire profil bas

On peut dire qu’avec autant de spectateurs à gérer, c’était le trafic routier qui était ingérable ! Il y avait tellement de monde que  « Sweetwater », le groupe qui devait commencer le festival, n’a pas pu se rendre sur place, jusqu’au moment où un hélicoptère de l’armée américaine, comme dit précédemment, les a récupérés pour que le show puisse continuer. En revanche, le groupe « Iron Butterfly » n’a pas eu la même chance, puisqu’ils ne sont jamais sortis de l’aéroport…

   ¤ Les toilettes de l’enfer

Pour 500.000 festivaliers, les organisateurs n’avaient prévu que 600 cabinets de toilettes. Soit 1 cabinet pour 666 personnes. Encore une fois, un comble pour un festival qui prône la paix et la non-violence, quand on voit un chiffre satanique pareil traîner ses mauvaises ondes par-ci, par-là…

   ¤ Un logo à 15 dollars

Le très célèbre logo du Festival de Woodstock, le fameux oiseau perché sur un manche de guitare, a été dessiné par l’artiste graphique « Arnold Skolnick », qui n’a reçu en tout et pour tout que 15 dollars pour son travail. On en connaît un qui s’en mord un peu les doigts de ne pas avoir mieux évalué le succès de l’évènement…

   ¤ Ils vécurent heureux...

Vous voyez ce fameux petit couple sur la jaquette du vinyle de Woodstock ? Mais oui, vous savez, celui qui se sert dans les bras, emmitouflé dans une couverture ! Cela faisait à peine trois mois qu’ils étaient ensemble sur cette photo. Résultat ? Un mariage deux ans plus tard, et un couple toujours aussi heureux, encore aujourd’hui, après 50 ans !

   ¤ Le meilleur ami de Snoopy

« Peanuts » est une BD bien connue qui met en scène le célèbre chien « Snoopy ». Et le petit oiseau jaune qui l’accompagne partout et qui lui fait office de secrétaire n’est autre que… Woodstock ! En effet, ce personnage qui n’avait pas encore de nom à sa création en 1967, a pris son nom en juin 1970, presque un an après le festival, en référence notamment à l’oiseau perché sur le logo.


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